Cindy
Responsable HSE

Elle pilote les risques, anticipe les incidents et améliore les conditions de travail. Responsable QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), Cindy veille sur plus de 200 personnes avec exigence et humanité. Franche, directe, toujours à l’écoute, elle croit plus à la confiance qu’au contrôle, et à l’exemple plus qu’au discours.

“Il n’y a pas de métier réservé aux hommes. Et aucun n’est interdit aux femmes.”
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Cindy
Responsable HSE
“Il n’y a pas de métier réservé aux hommes. Et aucun n’est interdit aux femmes.”

Elle pilote les risques, anticipe les incidents et améliore les conditions de travail. Responsable QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), Cindy veille sur plus de 200 personnes avec exigence et humanité. Franche, directe, toujours à l’écoute, elle croit plus à la confiance qu’au contrôle, et à l’exemple plus qu’au discours.

Qui est Cindy ?

• Elle débute dans l’automobile, puis s’engage dans l’agroalimentaire et la plasturgie avant de choisir la fonderie.

• Elle a un bac+6, manage plus de 200 personnes et assume des postes à haute responsabilité sans s’étourdir.

• Dans sa vie professionnelle, elle priorise l’humain et son équilibre de vie pro/perso.

• Elle est responsable QHSE chez Les Bronzes d’Industrie, une entreprise spécialisée dans la fonderie et l’usinage.

• Son état d’esprit : Je ne veux pas être dans le confort, je veux apprendre.”

Votre parcours est dense. Vous étiez-vous imaginée à ce type de poste lorsque vous étiez adolescente ?

Pas du tout. À l’origine, je voulais être vétérinaire mais les études ont un coût. Alors j’ai bifurqué, un peu par hasard, grâce à une opportunité dans une école HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement). J’ai découvert un métier qui est devenu une passion. Ce que j’aime, c’est l’humain, l’environnement, la rigueur… et surtout faire évoluer les équipes. Là, tout est réuni.

Vous avez souvent changé d’entreprise et de secteur. Était-ce une volonté ?

Toujours. J’ai besoin de bouger, d’apprendre. Quand je commence à m’ennuyer, je préviens ma direction. Si rien ne change, je cherche ailleurs. J’ai eu la chance de ne jamais manquer d’opportunités professionnelles dans l’industrie. En effet, tu peux passer de la qualité à la sécurité, de la maintenance à la production. Il y a toujours un nouveau défi à relever.

Aujourd’hui, vous travaillez dans une fonderie. Comment vivez-vous ce changement ?

C’est un vrai défi humain et technique. Il fallait tout remettre à niveau, améliorer la sécurité, changer la culture. Nous n’y sommes pas encore tout à fait, mais nous sommes sur le bon chemin ! Et ici, j’ai trouvé un équilibre de vie très appréciable. Je suis maman, j’ai besoin de temps pour mon fils. Aujourd’hui, je peux le déposer à l’école, le garder un mercredi sur deux. Tout cela est précieux.

Vous avez dirigé des équipes majoritairement masculines…

… oui et je n’ai jamais eu de souci avec ça. J’ai du caractère, je m’affirme. Je pense même que le fait d’être une femme facilite parfois les choses. Les hommes se livrent plus facilement. Il y a une autre forme de confiance qui s’installe. Je m’intéresse vraiment à eux. Et quand je propose un changement, je le fais avec eux. Je ne leur impose rien.

Le management des équipes féminines est-il différent ?

C’est autre chose. Il faut faire très attention aux mots, à la manière de dire. L’échange est plus subtil. Dans tous les cas, il faut s’adapter. Avec les hommes, je fais attention à la gestuelle. Avec les femmes, au langage. Mais ce qui compte, c’est le respect. Que chacun se sente justement et bien considéré.

Vous placez une vraie dimension humaine dans la sécurité. Pourquoi ?

Je dis souvent que mon job consiste à permettre à chaque personne de l’entreprise de repartir le soir dans le même état que celui qu’elle avait le matin en arrivant. J’ai 215 personnes à protéger. C’est une responsabilité et un engagement. Je veux que chacune et chacun se sente en sécurité.

"Ici, j’ai trouvé un équilibre de vie très appréciable."

"Je pense même que le fait d’être une femme facilite parfois les choses. "

Avez-vous pu préserver votre équilibre vie pro / vie perso ?

Oui et ça me change. J’ai eu des périodes très dures, notamment en agroalimentaire. J’étais responsable de production sur un site H24. Je me faisais appeler les nuits, les week-ends. Mon fils en a souffert. Aujourd’hui, j’ai posé des règles. Quand on intègre une bonne entreprise, l’industrie peut vous offrir un cadre de travail plus équilibré.

La campagne s’intitule “Tu as ta place”. Qu’est-ce que cette phrase évoque pour vous?

Elle dit ce qu’il faut dire. Qu’il n’y a pas de métier réservé aux hommes. Une femme peut très bien faire de la maintenance, travailler en fonderie ou en usinage. Aucun métier n’est interdit aux femmes.
Récemment, j’ai fait venir une école sur notre site. Il y avait une jeune fille très intéressée, bien plus que les garçons. Nous devons ouvrir les portes de nos entreprises aux jeunes femmes. Après, c’est à elles de voir si elles veulent passer le seuil. Moi, je les encourage à le faire.