Habiba
Opératrice tôlerie

Depuis ses 17 ans, Habiba n’a jamais vraiment quitté l’industrie. Ce qui lui plaît ? L’ambiance, la polyvalence, les horaires compatibles avec sa vie de maman, et surtout une forme d’évidence : “Je n’ai jamais trouvé ça compliqué. On m’a toujours bien entourée.”

“Même une femme de 50 kilos peut travailler dans l’industrie. Les hommes sont souvent étonnés.”
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Habiba
Opératrice tôlerie
“Même une femme de 50 kilos peut travailler dans l’industrie. Les hommes sont souvent étonnés.”

Depuis ses 17 ans, Habiba n’a jamais vraiment quitté l’industrie. Ce qui lui plaît ? L’ambiance, la polyvalence, les horaires compatibles avec sa vie de maman, et surtout une forme d’évidence : “Je n’ai jamais trouvé ça compliqué. On m’a toujours bien entourée.”

Qui est Habiba ?

• Elle a commencé à travailler dans l’industrie à 17 ans, en suivant sa grande sœur.
• Elle a enchaîné les postes dans la fibre optique, la plasturgie automobile, la restauration avant de poser ses valises chez Atlantic en 2019.
• Aujourd’hui, elle fabrique des chaudières et des pompes à chaleur.
• Elle a choisi ce secteur pour ses horaires décalés, qui lui permettent de concilier travail et vie familiale.
• Elle aime bien renverser les idées reçues et encourager les bonnes énergies.
• Son état d’esprit : “Je me suis toujours dit : fais-le, tu verras bien.”

Vous avez commencé par un BEP Habillement. C’est assez éloigné de l’industrie.

Oui, j’avais 17 ans. Je voulais aller dans la mode et j’ai obtenu un BEP habillement. Mais pour continuer, les écoles étaient assez loin de chez moi, c'était compliqué. J’ai renoncé et je suis tombée dans l’industrie parce qu’il y avait beaucoup d'offres. C’était là où il y en avait le plus.

Vous souvenez-vous de vos débuts ?

J’avais ma grande sœur dans l’entreprise. On n’était pas dans le même service, mais ça m’a aidée quand même. Il y avait pas mal de femmes à l’époque, et on vous mettait à l’aise tout de suite.

Qu’avez-vous aimé dans l’industrie ?

 L’ambiance. On travaillait en groupe. Ensuite, avec les années, j’ai évolué. J’ai fait pas mal d’entreprises et l’industrie m’a toujours plu. 

Pourquoi avoir choisi de rester dans ce secteur ?

Pour les horaires. Je voulais “avoir la main” sur les enfants, sur leurs activités, aller aux réunions d’école. Je travaillais le matin et je terminais à 13h. Je pouvais m’occuper de ma famille comme je le souhaitais. C’était un vrai confort. 

L'intérim a-t-il joué un rôle important dans votre parcours ?

Oui. L’agence me connaissait, elle voyait que j’étais sérieuse. Il y avait toujours des bons retours.  J’avais donc de longues missions. Certaines entreprises voulaient que je reste, mais ça ne m'intéressait pas trop. J'aimais bien la polyvalence. Mais un jour, je suis arrivée chez Atlantic.

Et vous avez changé d’avis.

Oui, je me suis sentie bien ici. Tout ce que je recherchais, je l’avais ici : la polyvalence, la rigueur dans le travail, le produit fini, la bonne ambiance. Tout, il y avait tout. J’ai réfléchi et je me suis dit "Bon, allez, maintenant, il faut que je me pose, c’est bien ici". Et puis voilà. Je travaille chez Atlantic depuis 2019.

"Je suis tombée dans l’industrie parce qu’il y avait beaucoup d'offres. "

"Je pouvais m’occuper de ma famille comme je le souhaitais. C’était un vrai confort. "

À vous écouter, tout semble avoir été fluide ?

Oui, j'ai trouvé ça simple. Je ne me suis jamais dit “c’est compliqué”. Bien sûr, quand on débute, on n’a pas la cadence, mais on apprend et on y arrive.

Quel est votre métier aujourd’hui ?

Je suis conductrice d’équipement de production. Mon rôle consiste à fabriquer des pièces pour la structure des chaudières et des pompes à chaleur. 

Avez-vous suivi des formations spécifiques ?

Oui. J’ai d’abord été formée en interne, puis par la société qui fabrique les machines sur lesquelles nous travaillons. Nous sommes bien encadrés et bien suivis.

Les métiers de l’industrie sont-ils difficiles pour une femme ?

Non. Aujourd’hui, tout est modernisé. Même une femme de 50 kilos peut y travailler. Les hommes sont souvent étonnés. Par nos forces cachées et nos qualités naturelles.

Lesquelles ?

La minutie, la résistance et nous sommes aussi un peu plus expansives. Ils sont étonnés par notre capacité à tenir dans un métier qu’ils pensaient encore très masculin. 

Vous renversez un peu les mentalités.

Pourquoi pas? Les hommes viennent dans nos domaines: la cuisine, la mode. Pourquoi nous, les femmes, n’irions-nous pas dans les leurs comme l’industrie? (sourire)

"Tout ce que je recherchais, je l’avais ici."

" Ils sont étonnés par notre capacité à tenir dans un métier qu’ils pensaient encore très masculin. "

Que diriez-vous à une jeune femme qui hésiterait àse lancer dans les métiers de l’industrie ?

Je lui dirai: “Tu n’es pas seule. Tu seras entourée. Il y aura toujours un collègue à côté de toi. Si tu es sociable, vas-y. On ne te lâchera pas.” Et puis j’ajouterai que tout ce que je recherchais, je l’ai trouvé dans mon travail: la rigueur, la polyvalence, la bonne ambiance.

Et en dehors du travail, que faites-vous?

J’adore voyager. Mes enfants sont grands maintenant et ils sont un peu éparpillés en France. Alors, je bouge pour aller les voir. Et je garde encore la jeunesse… C’est comme ça quand on est dans l’industrie (rire).