Lucie
Agent logistique

Un job étudiant ne dure jamais que quelques semaines, quelques mois au maximum Pour Lucie, l’un d’eux a jeté les bases de sa vie professionnelle. Elle y a découvert l’industrie. Dix ans plus tard, elle est devenue une figure incontournable de son atelier.

“Je n’avais pas forcément confiance en moi. L’industrie a été un déclic.”
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Lucie
Agent logistique
“Je n’avais pas forcément confiance en moi. L’industrie a été un déclic.”

Un job étudiant ne dure jamais que quelques semaines, quelques mois au maximum Pour Lucie, l’un d’eux a jeté les bases de sa vie professionnelle. Elle y a découvert l’industrie. Dix ans plus tard, elle est devenue une figure incontournable de son atelier.

Qui est Lucie ?

• Elle a un BTS en négociation et commerce… mais n’a jamais travaillé dans la vente.

• À 20 ans, elle découvre la logistique par hasard lors d’un job étudiant chez Arcelor Mittal.

• Ensuite, elle enchaîne plusieurs expériences en France et en Belgique avant d’entrer chez Sofinor, une entreprise spécialisée dans l’inox.

• Elle gère le magasin de l’usine, forme les nouvelles recrues, pilote les actions RSE et anime la vie collective de son entreprise. Rien que ça !

• Son état d’esprit : “Il faut faire sa place. Personne ne nous en empêchera mais personne ne nous la laissera.”

Quel est ton métier chez Sofinor ?

Je suis agent logistique. On appelle ça aussi magasinier. J’assure la réception des marchandises, leur vérification, le contrôle qualité, des opérations d'inventaire et de la mise en stock. En résumé, j’assure la gestion des flux interne et externe de notre site.

De quels produits s’agit-il ?

Sofinor est une entreprise qui travaille l’inox. Nous fabriquons des friteuses, des rôtissoires mais aussi des lave-bassins pour les hôpitaux. Pour bien résumer, nous recevons de la tôle et nous la transformons.

Connaissais-tu ce milieu avant de l’intégrer ?

Pas du tout. Je l’ai découvert au cours d’un job étudiant. À cette occasion, j'ai appris à conduire un charge-élévateur, à utiliser un pont pour soulever la machine. Ce métier était tout nouveau pour moi et il m'a tout de suite plu. J’aime ce métier pour son activité. Je n’aime pas être derrière un bureau.

Il a fallu te former à l’utilisation de certaines machines. C’était facile ?

Très vite, on m’a proposé de passer des certifications. Sur le coup, j'ai douté. Je ne savais pas si j'allais réussir à conduire ces engins. Je n’avais pas forcément confiance en moi à ce moment-là. Et finalement, j’ai vu que j’y arrivais bien. Tout cela a été un déclic.

‍Pourquoi ?

Mon chef m'a fait confiance et m’a donné la chance de pouvoir évoluer. Après mon job étudiant, il m’a recrutée en intérim et a veillé à ce que je sois bien formée. Cette confiance m’a fait du bien car j’aime être autonome.

Aujourd’hui, tu gères tout le magasin ?

On en revient toujours à la confiance. Mon manager peut être absent, il sait qu’il peut me laisser le magasin et que je vais bien le gérer. Quand il revient, tout est fait, tout est en ordre.

"Ce métier était tout nouveau pour moi et il m'a tout de suite plu."

"Cette confiance m’a fait du bien car j’aime être autonome."

Tu travailles dans un univers assez masculin. Comment ça se passe pour toi ?

Pas de soucis. Il y a beaucoup de communication. Les plus anciens sont parfois un peu paternalistes. En retour, je pense que nous apportons de la douceur dans le travail.

Et comment ça se passe avec tes jeunes collègues ?

Très bien. La seule différence que je peux percevoir c’est qu’ils sont plus dans l’instant. J’aime discuter avec eux, je les aide à prendre du recul sur leur métier et ses avantages mais aussi sur la construction de leur carrière.

Lorsqu’une femme est recrutée, comment l’accueilles-tu ?

Cela risque de surprendre mais je ne fais pas de différences. Femme ou homme, chaque nouvelle personne doit trouver sa place. Ça a été le cas pour moi et j’ai réussi à faire ma place. Attention, cela ne veut pas dire que je ne lui parle pas. Il est évident que si elle a besoin d’une information ou d’un conseil, je suis là pour l’aider.

Tu es très investie dans la vie de l’entreprise. Pourquoi ?

Oui, je fais partie du groupe RSE et je veille particulièrement à la convivialité dans l’entreprise. Cela prend des formes très différentes. Nous organisons des concours de pétanque, des barbecues ou des collectes pour les associations. Je suis très heureuse de faire cela.

Comment vois-tu ton avenir professionnel ?

Soit je reste dans l'industrie et je deviens manager. Soit je change complètement de voie. Pour l'instant, je ne veux pas quitter l’industrie parce que ça me plaît toujours autant.

"Femme ou homme, chaque nouvelle personne doit trouver sa place."